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Fiscalité

LMNP et location courte durée : ce qui change pour les propriétaires en 2026

Amortissements, plafonds du micro-BIC, classement meublé de tourisme : le point calme sur un cadre qui évolue, et sur ce que cela implique pour un bien géré à Cannes ou à Grasse.

Par l'équipe Prestigia8 septembre 20267 min de lecture
En bref

Le resserrement du cadre LMNP ne remet pas en cause l'intérêt de la location courte durée sur la Côte d'Azur : il déplace l'arbitrage. Trois décisions comptent — le régime d'imposition, le classement du bien, et l'horizon de détention. Les seuils et les taux évoluent d'une loi de finances à l'autre : ils se vérifient au cas par cas avec un expert en fiscalité, jamais sur un article.

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Depuis deux saisons, le statut de loueur en meublé non professionnel s’est resserré. Rien qui ne remette en cause l’intérêt de la location courte durée sur la Côte d’Azur — mais un cadre qu’il faut désormais lire avec attention pour arbitrer sereinement entre régimes, et pour anticiper la revente.

Sur les chiffres Vous ne trouverez ni seuil ni taux dans cet article, et c'est volontaire : ces montants sont révisés à chaque loi de finances. Les valeurs en vigueur se lisent sur les textes officiels liés plus bas, et se calculent sur votre situation avec un expert en fiscalité.

Micro-BIC ou régime réel : l’arbitrage à refaire

L’abattement forfaitaire du micro-BIC a été revu à la baisse pour les meublés de tourisme non classés, et son plafond de recettes abaissé. Pour de nombreux biens de standing, dont les loyers dépassent rapidement ces seuils, le régime réel redevient l’option naturelle. Les conditions en vigueur sont décrites sur la page Location meublée de l’administration fiscale.

Au réel, l’ensemble des charges de gestion — dont les honoraires de conciergerie, l’assurance, les intérêts d’emprunt et l’amortissement du bien — vient réduire la base imposable. Bien accompagné, un propriétaire neutralise souvent l’essentiel de son impôt sur les revenus locatifs pendant plusieurs années.

L’arbitrage tient en peu de lignes, une fois les principes posés :

CritèreMicro-BICRégime réel
Ce que vous déclarezVos recettes brutesVos recettes et vos charges
Charges déductiblesAucune — l’abattement en tient lieuToutes les charges de l’activité
Honoraires de conciergerieNon déductiblesIntégralement déductibles
Amortissement du bienImpossiblePossible, et souvent décisif
Obligations comptablesMinimalesComptabilité à tenir
Devient pertinent quandVos charges sont faiblesLe bien est à crédit ou les charges sont lourdes
Chemin de décision entre micro-BIC et régime réel Première question : le bien est-il financé à crédit ? Si oui, régime réel. Si non, seconde question : les charges de gestion sont-elles lourdes ? Si oui, régime réel ; si non, micro-BIC. LE BIEN EST-IL FINANCÉ À CRÉDIT ? LES CHARGES DE GESTION SONT-ELLES LOURDES ? Oui Non Oui Non RÉGIME RÉEL RÉGIME RÉEL MICRO-BIC
Le crédit et le poids des charges décident plus sûrement que le montant des recettes.

Le classement « meublé de tourisme », un levier discret

Faire classer son bien (de 1 à 5 étoiles) conserve un intérêt fiscal réel : l’abattement demeure plus favorable pour les meublés classés, et le classement rassure les plateformes comme les voyageurs. Le dispositif est administré par Atout France, l’opérateur de l’État chargé du tourisme.

La démarche est simple — une visite d’un organisme accrédité, valable cinq ans — et Prestigia la prend en charge pour les biens sous mandat. Un appartement élégamment décoré et parfaitement équipé obtient sans difficulté un classement élevé.

Anticiper la revente : amortissements et plus-value

Le point le plus commenté de la réforme concerne la réintégration des amortissements déduits dans le calcul de la plus-value à la cession. Concrètement, la base de calcul est minorée des amortissements pratiqués, ce qui peut augmenter la plus-value imposable. La doctrine applicable se consulte au Bulletin officiel des finances publiques.

Cela ne rend pas le régime réel moins pertinent : les abattements pour durée de détention continuent de s’appliquer, et l’économie d’impôt réalisée chaque année reste, dans la grande majorité des cas, supérieure au surcoût à la sortie. L’enjeu est d’inscrire la stratégie locative dans un horizon patrimonial clair.

La fiscalité n'est pas un frein à la location courte durée : c'est un paramètre. Le bon régime ne se devine pas, il se calcule sur les charges réelles du bien — et bien piloté, il devient un avantage.
Maximilien RademakersAMON Consulting — conseil en optimisation fiscale, partenaire de Prestigia

Ce qu'il faut retenir

  • Comparez systématiquement micro-BIC et régime réel : l'écart se joue sur vos charges réelles, pas sur un principe.
  • Le classement meublé de tourisme reste un levier fiscal et commercial simple à activer.
  • Les amortissements déduits sont pris en compte à la revente : raisonnez sur la durée de détention.
  • Les honoraires de conciergerie sont intégralement déductibles au régime réel.

Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. AMON Consulting, notre partenaire expert en fiscalité, vous accompagne sur votre situation.

Questions fréquentes

Ce que les propriétaires nous demandent

Cela dépend du poids de vos charges réelles. Le micro-BIC applique un abattement forfaitaire, sans justificatif : il est intéressant quand vous avez peu de charges. Le régime réel déduit vos charges effectives, dont les honoraires de conciergerie et l'amortissement du bien : il devient presque toujours plus favorable dès que le bien est financé à crédit ou que les charges de gestion sont significatives. Le seul arbitrage fiable est un calcul sur vos propres chiffres.

Au régime réel, oui, intégralement : ils constituent une charge de gestion de l'activité locative. Au micro-BIC, non — l'abattement forfaitaire est censé couvrir l'ensemble des charges, vous ne déduisez rien en plus.

Dans la plupart des cas oui, pour deux raisons distinctes. Fiscalement, le régime applicable aux meublés classés reste plus favorable qu'aux non classés. Commercialement, le classement rassure les plateformes comme les voyageurs et permet un positionnement tarifaire plus haut. La démarche est une visite d'un organisme accrédité, et Prestigia la prend en charge pour les biens sous mandat.

Les amortissements que vous avez déduits pendant la période de location sont pris en compte dans le calcul de la plus-value à la cession, ce qui peut augmenter la base imposable. Les abattements pour durée de détention continuent de s'appliquer par ailleurs. C'est la raison pour laquelle l'arbitrage de régime se raisonne sur un horizon patrimonial, pas sur une seule année.

Non, le statut de loueur en meublé non professionnel s'exerce en nom propre. Une structure sociétaire répond à d'autres enjeux — transmission, détention à plusieurs, arbitrage entre impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés — et se décide avec un conseil, pas par défaut.

Nous prenons en charge l'enregistrement du logement auprès de la commune et la démarche de classement pour les biens sous mandat. La tenue comptable et le dépôt de vos déclarations relèvent de votre expert-comptable. Pour l'arbitrage de régime et l'optimisation, nous vous orientons vers AMON Consulting, notre partenaire expert en fiscalité.

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